Alexandra Leroux
Photo by Nicholas Place
This is the second article in a three-part series focusing on Nature Photography Day, celebrated every year on June 15.
Il s’agit du deuxième article d’une série de trois, consacrée à la Journée de la photographie de la nature, célébrée chaque année le 15 juin.
Version française ci-dessous.
Nature is how I reconnect, recharge and find inspiration in my day to day life. Living in the countryside, I have been fortunate enough to be enveloped by nature. However, while I always had access to mountains, forests and lakes, I never took full advantage of my surroundings—that is until I picked up my first camera. What began as a hobby, quickly turned into a passion. All of a sudden, I was hiking nearly every day with my camera in hand. Being able to capture nature’s beauty and share it with others is so invigorating. This passion helped me to seek out new locations to photograph, which eventually led me to discover many hidden gems in my community that I never knew about.
Observing the curiosity and appreciation other people have for my photographs led me to want to do more with this new skill. Why not use this medium of communication to tell a story or to educate others on something I am passionate about? That’s exactly what I did.
Last summer, I took part in an Arctic expedition as a staff member for Students on Ice. This Canadian organization brings together youth and educators from various backgrounds, from all around the world on expeditions to the Arctic and Antarctic. I was lucky enough to be part of the media team on the ship as the assistant producer. My passion for photography also gave me the opportunity to be an expedition photographer. Capturing images of not only the beauty of the Arctic but of what I was learning and experiencing had me extremely fulfilled.

Now, when somebody asks me if the ice is really melting in the poles, I can show them the images of the glacier I took in Sirmilik National Park in Nunavut. I can explain to them how this glacier has receded to the point that we had to hike to get to it, whereas historically it used to be right at the water’s edge. Images like these are not simply beauty shots but lived-experiences with educational components that I can share with others.
This expedition was eye-opening and had me seeking similar opportunities elsewhere. For this reason, I applied to a program called Ocean Bridge, where youth from across Canada engage in ocean literacy by taking part in rural and city-based expeditions, as well as initiate their own local service projects in their communities. My intention going into this program was to build on my ocean education and on my own network of like-minded youth who are equally as passionate about the protection of nature as I am.
Within this program, I decided to focus my local service project on keeping plastics out of waterways. While I do live in the country, I am also close to the nation’s capital. Thus, the focus of my project had to be something that both communities could relate to. People who live in the city may feel a disconnect to nature, as a majority are surrounded by more concrete than green space. I had to think of something tangible that visibly affects those living in both environments, hence the focus on plastics.
For my main project, I will do a photo gallery based on images which demonstrate what I have learned from not only the expeditions but also my experiences through my local community service projects. The goal of this gallery is to tell a story through these images and have people come away feeling as though they feel empowered to take action themselves.
When I first picked up my camera two years ago, I would have never guessed it would have led me to conduct my own ocean literacy gallery. While the future is uncertain, and the expeditions may or may not happen this year, I will still be moving forward with my project. It is important to feel a connection to the land and see nature as something that needs to be nurtured and protected.
All photos by Alexandra Leroux. To see more of her work, visit her Instagram page.

Les changements climatiques: sensibiliser à travers une lentille
La nature est la façon dont je me reconnecte, me recharge et trouve l’inspiration au quotidien. Vivant à la campagne, j’ai eu la chance d’être enveloppé par la nature. Cependant, bien que j’aie toujours eu accès aux montagnes, aux forêts et aux lacs, je n’ai jamais profité pleinement de mon environnement, c’est-à-dire jusqu’à ce que je touche à ma première caméra. Ce qui a commencé comme un passe-temps s’est rapidement transformé en passion. Tout à coup, je faisais de la randonnée presque tous les jours avec mon appareil photo à la main. Pouvoir capturer la beauté de la nature et la partager avec les autres est tellement revigorant. Cette passion m’a aidé à rechercher de nouveaux endroits à photographier, ce qui m’a finalement amené à découvrir de nombreux joyaux cachés dans ma communauté, que je ne connaissais pas avant.
L’observation de la curiosité et de l’appréciation des autres pour mes photographies m’a amené à vouloir en faire plus pour développer cette nouvelle compétence. Pourquoi ne pas utiliser ce moyen de communication pour raconter une histoire ou éduquer les autres sur quelque chose qui me passionne? C’est exactement ce que j’ai fait.
L’été dernier, j’ai participé à une expédition dans l’Arctique en tant que membre du personnel de Students on Ice. Cette organisation canadienne rassemble des jeunes et des éducateurs de divers horizons, du monde entier, lors d’expéditions en Arctique et en Antarctique. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe des médias sur le navire en tant que productrice adjointe. Ma passion pour la photographie m’a également donné l’opportunité d’être photographe d’expédition. Capturer des images non seulement de la beauté de l’Arctique, mais de ce que j’apprenais et vivais m’a permis de m’épanouir.
Maintenant, quand quelqu’un me demande si la glace fond vraiment dans les pôles, je peux leur montrer les images du glacier que j’ai pris dans le parc national Sirmilik au Nunavut. Je peux leur expliquer comment ce glacier a reculé au point que nous avons dû faire de la randonnée pour y arriver, alors qu’autrefois il se trouvait juste au bord de l’eau. Des images comme celles-ci ne sont pas simplement des photos représentant la beauté, mais aussi des expériences vécues avec des composantes éducatives, que je peux partager avec d’autres.
Cette expédition m’a ouvert les yeux et m’a fait rechercher des opportunités similaires ailleurs. Pour cette raison, j’ai postulé pour un programme appelé Portail Océan, où des jeunes de partout au Canada s’engagent dans l’alphabétisation océanique en participant à des expéditions en milieu rural et urbain, ainsi qu’en commençant leurs propres projets de services locaux dans leurs communautés. Mon intention de participer à ce programme était de miser sur mon éducation à l’océan et sur mon propre réseau de jeunes aux vues similaires qui sont tout aussi passionnées par la protection de la nature que moi.
Dans le cadre de ce programme, j’ai décidé de concentrer mon projet de service local sur le maintien des plastiques hors des cours d’eau. Bien que je vive à la campagne, je suis également proche de la capitale nationale. Ainsi, l’objectif de mon projet devait être quelque chose à lequel les deux communautés pourraient se rapporter. Les gens qui vivent dans la ville peuvent ressentir une déconnexion avec la nature, car la majorité est entourée de plus de béton que d’espaces verts. J’ai dû penser à quelque chose de tangible qui affecte visiblement ceux qui vivent dans les deux environnements, d’où l’accent mis sur les plastiques.
Pour mon projet principal, je ferai une galerie de photos basée sur des images qui montrent ce que j’ai appris non seulement des expéditions, mais aussi de mes expériences à travers mes projets de services communautaires locaux. Le but de cette galerie est de raconter une histoire à travers ces images et de faire en sorte que les gens se sentent soutenus à agir eux-mêmes.
Lorsque j’ai pris mon appareil photo pour la première fois il y a deux ans, je n’aurais jamais pensé que cela m’aurait conduit à diriger ma propre galerie de connaissances des océans. Bien que l’avenir soit incertain et que les expéditions puissent ou non avoir lieu cette année, je continuerai d’avancer avec mon projet. Il est important de ressentir un lien avec la terre et de voir la nature comme quelque chose qui doit être entretenu et protégé.
Toutes les photos par Alexandra Leroux. Pour voir plus de son travail, visitez sa page Instagram.