
Journée de la photographie de la nature: Trouver mon propre chemin à travers la photographie de la nature
—
Par Alaïs Nevert
Ambassadrice des océans de Portail Océan et ambassadrice #ParcsÀVie
Il s’agit du troisième article d’une série de trois, consacrée à la Journée de la photographie de la nature, célébrée chaque année le 15 juin.
Partie 1 – Partie 2
Enfant, je me rêvais aventurière, scientifique, biologiste; ou toutes sortes d’autres métiers inventés qui me permettraient de passer mes journées dans la nature à étudier les animaux et les plantes. Un croisement entre Indiana Jones et Blanche Neige, capable de comprendre et de converser avec les animaux! Rapidement, cependant, j’ai dû faire face à la réalité : j’étais nulle en sciences. Totalement dépassée en maths et en physique, à la traine en bio, il était clair qu’un parcours scientifique ne se dessinait pas devant moi et j’ai donc opté pour des études de lettres et de cinéma. Mais mes rêves de nature ne s’étaient pas éteints pour autant!

Après un début universitaire à chercher ma voie, un courriel de mon département de cinéma a changé ma vie. Parcs Canada lançait un appel à tous et à toutes et recherchait des étudiant.e.s pour occuper des postes de vidéographe pendant l’été. CV, lettre de motivation, vidéo de présentation, examen, après quelques semaines de frénésie de fin de session et de processus d’application, je faisais mes valises et m’apprêtais à quitter la maison pour la première fois avec en main, un petit appareil photo compact PowerShot.
Jusqu’alors, c’était à la réalisation de vidéos et au cinéma que je me destinais. Mais cet été là, alors que j’explorais les paysages insolites et fabuleux des îles de l’archipel de Mingan, dans la province de Québec, c’est autour de mon appareil photo que je gravitais. Tout à coup, je voulais photographier plutôt que filmer!
Je suis revenue de cette expérience transformée; j’étais habitée d’une nouvelle passion, et plus encore, j’étais reconnectée avec mes rêves d’enfance. Mon rôle de photographe/vidéographe à Mingan m’avait ouvert la porte d’un monde que je pensais inaccessible. Tout au long de l’été, j’avais côtoyé et travaillé avec des scientifiques. Ainsi, j’avais pris part à des inventaires d’espèces en péril et j’avais documenté, avec ma caméra, la présence de nombreuses espèces animales et végétales propres à l’écosystème du parc. J’avais appris leurs noms, plusieurs de leurs caractéristiques et je pouvais les identifier.

L’année suivante, année de ma graduation, mes grands-parents m’ont offert une caméra réflex et mes aventures de photographie de la nature ont repris de plus belle : un second été à Mingan, puis un suivant en Ontario, un autre en Saskatchewan, et encore un autre en Nouvelle-Écosse. Été après été, je retournais à Parcs Canada, avec ma fidèle caméra en main, et été après été, je photographiais et je découvrais de nouvelles espèces. Chacune de ces photos, et chacune des conversations qu’elles engendraient, devenait les pages d’une encyclopédie qui s’élaborait sous mes yeux.
8 ans et de très nombreuses aventures plus tard, ma fidèle caméra réflex a finalement rendu l’âme, mais pas sans avoir marqué mon parcours. C’est grâce à elle et à la photographie de la nature, que j’ai pu renouer avec l’imaginaire de mon enfance, et que j’ai pu tracer mon propre chemin vers un métier en environnement. Je travaille maintenant pour Parcs Canada en engagement jeunesse à aider des jeunes, qui comme moi, cherchent à concilier expériences et passions, et à trouver le chemin qui les mènera à la carrière de leur rêve.
Il y a plus qu’un chemin vers nos rêves et en persévérant, vous trouverez le vôtre.

Toutes les photos par Alaïs Nevert